BiWeekly Congolese Publication
Thursday February 23rd 2012

Difficult DR Congo

Still Missing

It departed again in DR Congo for a dialogue without dialogue. History has a habit to repeat itself in that country. There are only ten months with the death of Laurent-Désiré Kabila and the advent of Joseph Kabila as the world seemed relieved that the country’s runaway train of the river found the rail, and the good, with a return to process Lusaka would lead to the inter-Congolese dialogue, if is also true that these agreements are the Zambian capital a tunnel exit. Western diplomats and importers of Gombe Congo models and patterns of thought ready-to-wear were quick to celebrate the triumph of a laboratory experiment just out of the specimens.

It was unfamiliar with the Congo-Zaire. Difficult country. Countries where found so often and sometimes also the most Cartesian analysis and therefore the most rational drown in the depths of the situations most contradictory and more erratic. Country of contradictions where the brightest minds in the dizzying torrent governance most folk. The most telling example of this folklore: when public discourse is the reconstruction that is to say the mobilization of arms and brains for a redefinition of the daily lives of people, the same people are abused at the same time each day by the constant calls of the gurus of churches called the miracle of revival and prosperity, no work, thus establishing a culture of idleness and the least effort.

Country of paradoxes, the Republic (if it is one!) Of the fauna and flora, the most luxuriant research since the dawn of time without ever finding the palaver tree to shading languages which accord out of the tower of Babel. Paradox that country continent also promoted to all the happiness, the object of all Paris, however, has never taken off if the space of a morning independence once monopolized by the feverish excitement and ambition of an immoderate political class itself, recovered by the annuitants of market capitalism that eventually falsely convince themselves that everything is in the tropics that caricature.

The years of predation Mobutism are well spent with the hope that finally the wind sweep of the dictatorship also prevailed in its fury the nightmares of evil living in Zaire. Illusion! Kabila came the still arise a new contradiction in that it did not end up being the answer to the question of Mobutu’s reign he was quick to perpetuate the defects after a few feints corrections. Here are the Congolese left for the glory! What glory? Aggression at the door, rebellion to the key, in that country, aggression or rebellion, political party or civil society, while this is no different. All aspire to the same table where the cake will be shared in a “fair and balanced.”

Kabila death as Mobutu, the DRC is there to want to redraw a path towards the same hopes, with the same tools of the old age, without any precaution scalded cat. The same players are there, ready to repeat the same mistakes, with the same certainty of achieving the same result. Today in the West from which came the nagging question is in the circle of “friends of the Congo-truths, the congophilic-which is to ask whether young people of this country there are only sentenced execute the will of a political archeology (national or foreign sponsors nostalgic).

When we questioned the memory of academies and schools in the square in Paris, London, Bonn, Brussels, it is the not at all surprised to learn that the majors this or that promotion carried in their hands the colors a country called Congo-Zaire. But when you bring this to know where are the stars shone and after? There is anxiety. There is more response because these men have no country. And all who make noise in the halls of Paris? Answer: it is to forget that their country has gone they sing and dance at the Zenith, in Olympia at Bercy. So looks like the voice of the Congo every time we try to make ourselves heard. Recently organized on the old continent from think tanks Congolese apparently determined to avert the fate of a country still adrift.

These young people have in mind the idea of not resemble the diaspora AFDL picked on hay in a hurry and has been looking forward to enjoy the benefits of state power, without worry about the rest … Take the disastrous legacy of the years, put the spring that will allow the country to revive and bounce in taking up the level around which there cogitating these circles of ideas. It is also where the reflection does not get bogged down on the Boulevard des illusions that takes the country as a receptacle of ideas ready to wear …

Kileba Pok-a-My

Original French Version

Difficile RD

Pays Toujours Introuvable

C’est à nouveau reparti en RD-Congo pour un dialogue sans dialogue. L’histoire a la fâcheuse habitude se répéter dans ce pays-là. Il y a seulement dix mois avec la disparition de Laurent-Désiré Kabila et l’avènement de Joseph Kabila, le monde semblait comme soulagé de ce que le train fou du pays du fleuve retrouvait le rail, et le bon, avec un retour au processus de Lusaka qui déboucherait sur le dialogue inter-congolais, si tant est d’ailleurs vrai que ces accords de la capitale zambienne sont un tunnel de sortie.

Diplomates occidentaux de la Gombe et importateurs au Congo des modèles et des schèmes de pensée prêt-à-porter se sont empressés de célébrer le triomphe d’une expérience de laboratoire à peine sortie des éprouvettes. C’était mal connaître le Congo-Zaïre. Pays difficile. Pays introuvable où parfois et si souvent d’ailleurs les analyses les plus cartésiennes et donc les plus rationnelles se noient dans les profondeurs des situations les plus contradictoires et les plus erratiques. Pays de contradictions où les intelligences les plus lumineuses s’étourdissent dans la gouvernance la plus folklorique. Exemple le plus parlant de ce folklore : lorsque le discours officiel est à la reconstruction c’est-à-dire à la mobilisation des bras et des cerveaux pour une requalification du vécu quotidien des populations, les mêmes populations sont en même temps violentées chaque jour par les appels incessants des gourous des églises dites de réveil au miracle et à la prospérité, sans travail, consacrant ainsi une culture de l’oisiveté et du moindre effort.

Pays de paradoxes, cette République (si elle en est une !) de la faune et de la flore la plus luxuriante qui recherche depuis l’aube des temps sans jamais trouver l’arbre à palabre à l’ombrage duquel les langues s’accorderont pour sortir de sa tour de Babel. Paradoxe aussi ce pays continent promu à tous les bonheurs, objet de tous les paris, n’a pourtant jamais décollé sinon l’espace d’un matin d’une indépendance aussitôt accaparée par l’agitation fébrile et l’ambition immodérée d’une classe politique, elle-même, récupérée par les rentiers du capitalisme marchand qui a fini par se convaincre faussement que sous les tropiques tout n’est que caricature.

Les années de prédation du mobutisme sont ainsi passées avec enfin l’espoir que le vent balayeur de la dictature emportait aussi dans sa furie les cauchemars du mal vivre zaïrois. Illusion ! le kabilisme est venu encore se poser en une nouvelle contradiction en ce qu’il n’a pas fini par être la réponse à la question du mobutisme dont il a tôt fait de perpétuer les tares après quelques feintes de corrections. Voici les Congolais repartis pour la gloire ! Quelle gloire ? Agression à la porte, rébellion à la clé ; dans ce pays-là, agression ou rébellion, parti politique ou société civile, tout cela n’est pas différent. Tous aspirent à la même table où sera partagé le gâteau de manière ” équitable et équilibré. “

Kabila mort comme Mobutu, la RDC en est là à vouloir redessiner un sillon vers de mêmes espoirs, avec les mêmes outils de l’âge ancien, sans la moindre précaution du chat échaudé. Les mêmes acteurs sont là, prêts à répéter les mêmes erreurs, avec la même certitude d’arriver au même résultat. Aujourd’hui en Occident d’où sont venu, la question est lancinante dans le cercle des ” amis du Congo ” -les vrais, les congophiles- qui consiste à se demander si les jeunes de ce pays-là ne sont condamnés qu’à exécuter les volontés d’une archéologie politique (du pays ou commanditaires étrangers nostalgiques).

Quand on interroge la mémoire des académies et des facultés sur la place Paris, de Londres, de Bonn, de Bruxelles, on est du pas du tout surpris d’apprendre que les majors de telle ou telle autre promotion portaient dans leurs mains les couleurs d’un pays nommé Congo-Zaïre. Mais quand on pousse plus loin pour savoir où sont passées ces étoiles après avoir ainsi brillé ? Là c’est l’angoisse. Il n’y a plus de réponse parce que ces hommes n’ont plus de pays. Et tous ce qui font du bruit dans les salles de Paris ? Réponse : c’est pour oublier que leur pays a disparu qu’ils chantent et dansent au Zénith, à l’Olympia, à Bercy.

Voilà donc à quoi ressemble la voix du Congo à chaque fois que nous essayons de nous faire entendre. Depuis peu s’organisent sur le vieux continent des cercles de réflexion des Congolais apparemment déterminés à conjurer le sort d’un pays toujours à la dérive. Ces jeunes ont présent à l’esprit l’idée de ne point ressembler à la diaspora de l’AFDL ramassée sur du foin à la va vite et qui n’a eu de hâte que de jouir des avantages du pouvoir d’Etat, sans se préoccuper du reste… Assumer l’héritage des années calamiteuses, poser le ressort qui permettra au pays de se relancer et de rebondir en reprenant le niveau, voilà autour de quoi cogitent ces cercles d’idées. Il reste là aussi que la réflexion ne s’enlise pas sur le boulevard des illusions qui prend le pays comme un réceptacle des idées prêtes à porter…

Kileba Pok-a-Mes

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